



Le restaurateur d'objets d'art anciens Chen Tung-ho, du Musée du Palais national de Taipei, est ravi d'avoir eu l'opportunité de travailler au laboratoire du Musée du Palais de Beijing.
"J'étais le premier Taiwanais à disposer d'un laisser-passer pour le Musée du Palais depuis 60 ans. C'était un grand honneur, mais aussi une fabuleuse opportunité," a confié le chercheur de 41 ans dans une interview accordée à Xinhua.
Grâce au laisser-passer, Chen Tung-ho a eu accès aux principaux laboratoires du musée.
Pendant deux mois, Chen a pu examiner d'anciennes horloges et porcelaines chinoises dans un coin tranquille du Palais impérial, ou Cité interdite, transformé en musée en 1925.
"J'allais à vélo au musée tous les matins. Jamais je n'avais imaginé bénéficier d'une telle opportunité."
Vers la fin de la guerre civile, à la fin des années 1940, le gouvernement du Kuomintang (KMT) a envoyé à Taiwan 2 972 boîtes contenant environ 600 000 objets du Palais impérial. Grâce à cette collection, Le Musée du Palais national de Taipei a été fondé en 1965.
Cette année, les directeurs des deux musées se sont rendus visite pour la première fois et ont convenu d'échanger un ou deux chercheurs chaque année entre juillet et la mi-septembre. Chen a été le premier à bénéficier de ce programme.
La majorité des collections du musée de Taiwan sont des porcelaines chinoises intactes d'une grande valeur, a révélé Chen. "Mais nous avons besoin de fragments pour pouvoir analyser leur composition."
Le laboratoire de porcelaine du musée de Beijing est célèbre pour sa vaste collection de fragments de porcelaine provenant de différents fours, a indiqué Miao Jianmin, directeur du laboratoire.
De plus, le laboratoire dispose d'équipements de pointe permettant de dater les objets anciens avec précision.
"Les deux musées abritent la collection la plus vaste d'anciennes porcelaines chinoises. Ils peuvent ainsi se compléter. Nous avons la collection la plus complète tandis que Taiwan a la plus précieuse," a ajouté Miao. "Si nous nous associons, personne ne pourra rivaliser avec nous dans ce domaine."
Le musée de Beijing compte 350 000 objets de porcelaine, tandis que les 25 000 porcelaines de Taipei proviennent pour la plupart des collections royales.
Chen était également intéressé par la collection d'horloges du musée de Beijing.
"Quand le KMT a envoyé des trésors à Taiwan, il a abandonné les horloges en raison de leur taille et de leur poids, n'emportant que les montres de poche et les horloges de petite taille," a indiqué Chen.
"J'ai toujours été fasciné par le mécanisme des horloges", a-t-il révélé, ajoutant avoir appris à les réparer auprès de Qin Shiming, technicien de 63 ans qui travaille depuis 35 au musée.
Chen envisage de publier ses découvertes sur le mécanisme des horloges afin de permettre au public d'en apprécier les rouages.
Source: xinhua

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