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Français>>CultureMise à jour 06.11.2009 11h17
Le public chinois indigné par les enchères de trésors artistiques

Des officiels chinois se sont encore prononcés contre la vente aux enchères d'objets d'art anciens pillés de la Chine, jeudi le 5 novembre, à la suite du tollé général en ligne contre les enchères d'un sceau impérial en jade à Londres.

Des officiels de l'Administration d'Etat du patrimoine culturel ont dit jeudi que le gouvernement utiliserait davantage de ressources humaines et financières pour collecter, mettre de l'ordre et étudier les objets d'art chinois perdus et adopter diverses mesures pour les récupérer.

Un sceau impérial en jade de l'Empereur Qianlong sous la Dynastie des Qing, qui gouvernait la Chine de 1736 à 1795, a été vendu pour 3,6 millions de livres sterling (5,9 millions de dollars), somme six fois plus élevée que prévu.

Un total de 153 pièces d'objets d'art chinois antiques, comprenant ce sceau, ont été vendus pour plus de 8 millions de livres sterling par Sotheby's basé à Londres mercredi le 4 novembre.

« Sotheby's ne s'était nullement rendu compte du problème de droit légal, ni de la provenance de ce sceau impérial en jade lors des enchères à Londres », a dit Simon Warren, porte-parole de Sotheby's à Londres.

M. Warren a révélé que des enchères provenant du continent chinois, de Taiwan et de Hong kong étaient insuffisantes.

Sotheby's a dit que le sceau, provenant d'une collection privée européenne, a fait l'objet d'une compétition entre 8 acheteurs potentiels et a été acheté par un revendeur anonyme présent dans la salle jeudi, selon Bloomberg.

Les enchères ont suscité une forte indignation des internautes. Un forum en ligne a eu lieu avec des commentaires sans nombre.

« Nous devons lancer une protestation nationale pour que ces pilleurs rendent nos trésors d'état », a dit un internaute sur sina.com.

« Le gouvernement doit récupérer nos objets d'art nationaux. Nous ne pouvons pas laisser les envahisseurs humilier le peuple chinois, en vendant les objets qu'ils avaient pillés depuis notre territoire », a dit un autre internaute.

Des experts ont mis en garde contre de telles enchères, indiquant que certains vendeurs à l'étrange utilisaient le patriotisme des Chinois pour élever les prix d'objets d'art chinois.

On doit d'abord savoir comment ces objets étaient sortis de la Chine, cela pour éviter des « condamnations à l'aveuglette», a dit Jin Yunchang, chercheur du Musée du Palais impérial.

Si les objets ne sont pas des articles volés, ils peuvent être légalement vendus.

Une condamnation à grande échelle dans le pays ne fera qu'élever le prix lors des enchères, ce qui n'est pas bon pour les acheteurs chinois potentiels, a-t-il dit.

Selon l'Association chinoise des objets d'art, un total de 10 millions d'objets culturels ont été pillés ou vendus illégalement depuis la Chine entre 1840 et 1949.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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